vendredi 26 octobre 2007

Azrou


La ville d'Azrou (51 000 habitants environ) est une municipalité marocaine relevant de la province d'Ifrane,située dans un carrefour routier stratégique reliant le Moyen Atlas et le Haut Atlas par Midelt en passant par Timahdit et la plaine de Tadla par Khénifra. Son altitude est de 1508 mètres ,latitude:33° 25' 60 Nord ,longitude:5° 13' 0' Est. Azrou est une ville enclavée bordée de superbes montagnes vertes qui lui confèrent un charme particulier, outre sa richesse en biodiversité symbolisée par la fameuse cédraie, les singes de barbarie dits Magots, et les merveilleux papillons uniques dans le monde. Les alentours font d'Azrou un pôle d'attraction estival privilégié des citadins des plaines monotones, des randonneurs et des pique-niqueurs des grandes villes voisines. La qualité urbaine d'Azrou porte le cachet du style européen (toits en tuile rouge).

Azrou est surtout connue pour avoir abrité le premier collège berbère de la région, le Collège Berbère d'Azrou, qui fut construit par les autorités coloniales françaises. Il était l'un des instruments de l'application du dahir berbère, celui qui devait servir à remonter les Berbères contre les Arabes du Maroc. Le plan français échoua, mais le Collège devint un établissement d'enseignement de référence dans la région. Après l'indépendance, il fut renommé en Lycée Tarik Ibn Ziad, et garda jusqu'à peu, le même prestige qu'avant l'indépendance.

Agadir

La ville compte environ 700 000 habitants (Gadiris en français, Gougadir/Oultougadir en tachelhit, Gadiri/Gadiria en arabe), et l'agglomération, avec les villes voisines, Inezgane et Aït Melloul, 850 000 habitants. D'après le recensement de 2004, Agadir comptait cette année-là 678 596 habitants. C'est l'un des principaux centres urbains du Maroc, septième ville du pays après Tanger. La densité de population est assez forte. Trois langues sont pratiquées dans la ville : l'arabe; le tachelhit (ou berbère) par les Imazighen (Berbères Chleuhs ou Ichelhin) ; et le français.

Ravagée par un tremblement de terre en 1960, la ville a été entièrement reconstruite. C'est aujourd'hui l'une des plus grandes stations balnéaires du Maroc où se les touristes viennent nombreux, attirés par un climat exceptionnellement doux tout au long de l'année.

Vaste et dynamique, constitué des boulevards Mohammed V et Hassan II, de la Vallée des Oiseaux, les avenues du Général Kettani, Mohammed VI, Moulay Abdellah et Mokhtar Soussi ainsi que de la grande avenue des F.A.R (Forces Armées Royales). En font également partie la Place Salam, la Place de l'Espérance et la mosquée Loubnane, ainsi que la Place des Deux Fontaines qui mène au grand théâtre de verdure de la municipalité.

Animé et dynamique, le bord de mer d'Agadir est constitué du boulevard du 20 août, de l'avenue Tawada, du boulevard de la Corniche et de l'avenue de l'oued Souss. Le bord de mer et son quartier touristique comptent de nombreux restaurants, hôtels et cafés modernes. Plusieurs quartiers résidentiels longent également la plage. Des projets d'aménagement de la corniche sont en cours de réalisation.

La plage de sable fin fait plus de 10 km de long.

Ce quartier porte le nom de l'ancien quartier de Talborjt (La Petite Tour en tachelhit). Très animé, le Nouveau Talborjt, reconstruit loin de l'Ancien Talborjt, a pour principale artère le boulevard Mohammed Cheikh Saâdi, qui porte le nom du bâtisseur de la Casbah. Les autres grandes avenues sont l'avenue du président Kennedy et du 29 février. On y trouve aussi la mosquée Mohammed V, le jardin du Portugal et son musée mémorial et le jardin Ibn Zaydoun. Quelques bons hôtels et restaurants ont été aménagés dans les principales artères.

Nombreuses villas proches de l'avenue des F.A.R (Forces Armées Royales). De nombreux Gadiris aisés habitent ce quartier. Plusieurs hectares de verdure entourent ces quartiers résidentiels dont les principales artères sont l'avenue Mokhtar Soussi, l'avenue du Caire et des Nations unies. Les principaux quartiers sont la Cité Suisse, qui s'étend sur plusieurs hectares et abrite l'hôpital Hassan II et le consulat de France, le quartier Secteur Mixte qui abrite le consulat d'Espagne, le quartier Founti (SONABA) abritant de belles villas proches de la plage et du quartier touristique, et au-delà le quartier résidentiel Illigh. Belle vue sur la plage à 2 km. Un peu a l'est de ces quartiers, en allant vers l'aéroport, il y a encore la cité Dakhla où ont été bâties des villas s'inspirant de l'art marocco-andalou et, près de la faculté Ibnou Zohr, des immeubles modernes en verre.
Port de pêche, port de commerce et port de plaisance en cours d'achèvement, doté d'une marina. L'avenue du Port, qui est sa principale artère, est entourée d'usines de conserve et compte quelques restaurants de sardines. Le port, très moderne, attire également les touristes. Son marché aux poissons près de l'avenue du Port est réputé.
La Casbah, élevée en 1572, était, avec Founti qui s'étendait à son pied devant la mer, le plus vieux quartier d'Agadir, authentique forteresse aux petites rues sinueuses et animées, surgie du XVIe siècle. De la fière forteresse, il ne reste plus aujourd'hui qu'une longue muraille restaurée à l'identique, après le tremblement de terre; l'intérieur n'est plus qu'un terrain inconstructible. Mais la vue demeure exceptionnelle sur la baie d'Agadir. Un petit café construit contre la muraille qui attirait toujours les promeneurs et les touristes est maintenant désaffecté (donc prévoir sa bouteille d'eau quand on y monte à pied).

À l'époque médiévale, Agadir était un bourg de peu de notoriété, Agadir el-arba`, débouché sur la mer de la grande ville du Souss, Taroudant. En 1505, les Portugais fondèrent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du cap Ghir), à l'emplacement du quartier aujourd'hui disparu de Founti.

En 1519 les Portugais construisirent une forteresse à Agouz, à l'embouchure de l'oued Tensift. Le reflux portugais commença quand le 12 mars 1541 le Saâdien Mohammed Ech-Cheikh s'empara de la forteresse de Santa Cruz de Aguer. Six cents survivants portugais furent faits prisonniers, dont le gouverneur Gutierre de Monroy et sa fille Dona Mercia. Les captifs furent rachetés par des religieux, venus spécialement du Portugal. Dona Mercia, dont le mari avait été tué lors de la bataille, devint l'épouse de Mohammed Ech-Cheikh et elle mourut en 1544, en couche.

Les positions portugaises acquises entre 1513 et 1514 allaient en diminuant. L'Afrique commençait à compter moins pour le Portugal qui se tournait désormais vers les Indes et le Brésil.

En 1572, la Casbah fut construite au sommet de la colline.

Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devint un port d'une certaine importance, développant les échanges avec l'Europe

En 1746, les Hollandais installèrent un comptoir au pied de la casbah sous l'autorité du sultan. Au-dessus de la porte d'entrée de la Casbah, on peut encore voir une inscription hollandaise qui signifie : "Crains Dieu et honore ton roi".

Après une longue période de prospérité sous le règne saadien, Agadir déclina à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée par le Sultan Sidi Mohammed ben Abdallah au port concurrent d’Essaouira. Ce déclin dura un siècle et demie. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d'Agadir: "C’est maintenant une ville déserte, il n’y a plus qu’un petit nombre de maison qui tombent en ruines".

En 1911, l'envoi d'une canonnière allemande dans son port provoqua le Coup de force d'Agadir (incident franco-allemand), occasion pour la France d'établir son protectorat sur le Maroc. La ville n'était alors qu'une modeste bourgade.

En 1913, la ville comptait moins de mille habitants. Après 1920, sous le protectorat français, un port moderne fut aménagé et la ville connut un premier essor.

Autour de 1930, Agadir fut une étape importante de l’Aéropostale où Saint-Exupéry et Mermoz faisaient escale.

Dans les années 1950, la ville, très dynamique, avec le développement de la pêche, des conserveries, de l'agriculture, de l'exploitation minière, commençait aussi à s'ouvrir au tourisme.

Le 29 février 1960, Agadir, qui comptait alors plus de 40 000 habitants, fut ravagée par un tremblement de terre de magnitude 5,7 sur l'échelle de Richter, qui fit plus de 15 000 morts[1].

Agadir après 1960 [modifier]

La ville actuelle a été reconstruite 2 km plus au sud. Elle est devenue une grande ville (678 596 habitants en 2004), un port important, le premier port sardinier au monde, et possède une plage célèbre s'étirant sur plus de 10 km. Son climat offre 300 jours de soleil par an et permet de se baigner en toutes saisons; l'hiver y est exceptionnellement doux et la chaleur de l'été jamais étouffante.

Premier pôle touristique (avec Marrakech) et premier port de pêche du Maroc, l’activité commerciale y est également en plein essor avec l’exportation d’agrumes et de légumes de la fertile vallée du Souss.



La plage d'Agadir

Avec ses immeubles blancs, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européen, Agadir n'est plus une ville typique du Maroc traditionnel, mais c'est une cité moderne, active et dynamique.

La baie d'Agadir se range parmi les plus belles baies du monde (Club des plus belles baies du monde).

Rabat

Rabat (en arabe : الرباط (ar-Ribat), en hébreu : ) est la capitale politique et administrative du Maroc. Elle est située sur le littoral Atlantique dhttps://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhForZ4MpCd2K6X_2ErUbFofB_n70iRL1XpvIFzYkHNtMoaqddUqQe5lsxTSpYDp-CkEPVoGLgxklms8HjZUTN_MCh-bt1cHwOA3goclCXpS0ZGl8T11Ig-PYaX8TiPq3-U_v3-lu6VfQs/s1600-h/tour-hassan-rabat-maroc.jpgu pays, sur la rive gauche de l'embouchure du Bouregreg, en face de la ville de Salé. Elle compte plus de 1,7 million d'habitants ; et 3,1 millions pour l'agglomération.

Des peuplements sont attestés sur le site de Rabat depuis l’Antiquité. La ville à proprement parler a été fondée en 1150 par le sultan almohade Abd al-Mumin ; il y édifia une citadelle (future Kasbah des Oudaïa), une mosquée et une résidence. C’est alors ce qu'on appelle un ribat, une forteresse. Le nom actuel vient de Ribat Al Fath, « le camp de la victoire ». C’est le petit-fils d'al-Mūmin, Ya'qub al-Mansūr, qui agrandit et complète la ville, lui donnant notamment des murailles. Par la suite, la ville a servi de base aux expéditions almohades en Andalousie.

Elle entra dans une période de déclin après 1269, quand les Mérinides choisissent Fès comme capitale. En 1609, suite au décret d’expulsion de Philippe III, des milliers de Mauresques trouvèrent refuge dans la ville. Il a fallu attendre les Alaouides pour que la ville se revitalise.

En 1912, Lyautey fait de Rabat la capitale du protectorat du Maroc et le siège du résident général. En 1956, lors de l’indépendance du Maroc, la ville resta capitale.

Près de huit siècles séparent l’édification, sur la rive gauche du Bouregreg, du noyau initial de la ville, le Ribat d’Abd al-Mumin, de celle de la résidence générale du protectorat français dans la nouvelle capitale du Maroc.

De ces époques, le même site allait porter et préserver de manière forte et durable, jusqu’à nos jours, d’une part, les témoignages d’une cité grandiose, restée inachevée et, d’autre part, ceux de principes pionniers en matière d’art urbain au début du siècle. Sur l’océan Atlantique, à l'embouchure du Bouregreg, une haute falaise s’élève à pic, à plus de trente mètres au-dessus du niveau de la mer et surplombe le fleuve dont elle commande l’entrée.

C’est sur cette position de défense naturelle que Abd al-Mumin, fondateur de la dynastie almohade, fera édifier, en 1150, un ribat ou une forteresse, lieu de rassemblement des combattants de la foi, point d’étape dans l’épopée almohade pour la conquête de l’Andalousie et le contrôle du reste du Maghreb. Yacoub el Mansour se disait désireux de concevoir pour la position du Bouregreg des projets plus vastes [1]. Aidé des nombreux captifs ramenés d’Espagne lors de la bataille d'Alarcos, il fera construire les remparts de la future capitale et commencer, non loin du fleuve, une mosquée aux proportions grandioses ; mais cette dernière ne sera pas érigée ; seul, se dressera son superbe minaret qui servira de repère aux navigateurs pour le franchissement de la ville. À ce camp retranché, sera d'abord appliqué le nom de Rbat de Salé, puis celui de Rbat El-Fath après la victoire des armées almohades en Espagne [1].

Cette construction, qui s’identifie en gros à la partie ouest de l’actuelle Kasbah des Oudaïa, fut appelée à fois Ribat al Fath, le Camp de la Victoire, pour commémorer les victoires almohades, et al-Mahdiyya, en souvenir d’al-Mahdî Muhammad ibn Tûmart, fondateur du mouvement almohade. À partir du Ribat d’Abd al-Mumin, son fils Abu Ya'qub Yusuf, puis son petit-fils Yacoub el Mansour, héritiers d’un empire allant de la Castille à Tripolitaine, allaient fonder une cité grandiose, couvrant plus de quatre cents hectares, enceinte de murailles imposantes percées de portes monumentales et dotée d'une mosquée gigantesque, Tour Hassan (pour cause de tremblement de terre), restée inachevée, mais qui eût été l'un des plus grands sanctuaires du monde musulman.

Ainsi, bien que Ribat al Fath ne reçut jamais la population que son enceinte eût pu abriter, les grandes orientations de la ville étaient tracées. Les remparts et les portes monumentales de l’époque témoignent aujourd'hui encore de l’ampleur de la ville almohade. Tout comme en témoignent le minaret et les vestiges de la mosquée de Hassan, sur un site dont le caractère sacré a été accentué et revalorisé par l'édification du mausolée Mohammed-V, symbole de piété filiale, qui, de par sa décoration exceptionnelle, œuvre d'art collective, est un hommage au souverain qui y repose et un témoignage de la renaissance de l'artisanat traditionnel.

De la fin de la période almohade, vers le milieu du XIIIe siècle, jusqu'au début du XVIIe siècle, l’importance de Rabat diminue considérablement. De cette période date la nécropole du Chella, édifiée à l’extérieur des remparts, de même que Jama' el Kbîr et Hammâm ej-Jdîd. La localisation de ces équipements publics permet d’affirmer que la vie citadine n’était pas concentrée uniquement aux abords immédiats de la Kasbah et que plusieurs quartiers de la médina actuelle étaient habités.

À partir de 1610, Rabat reçut une forte population de réfugiés musulmans chassés d’Al-Andalus qui s’établirent dans la Kasbah et à l'intérieur de l'enceinte almohade, dans la partie nord-ouest, qu'ils délimitèrent et protégèrent par une nouvelle enceinte, la muraille andalouse. Les descendants de ces Andalous, qui portent souvent des patronymes à consonance castillane tels que Mouline (Molina), Bargach (Vargas), Moreno, Balafrej, Ronda, etc., sont toujours considérés comme les Rbatis dits « de souche ».

Pendant quelques dizaines d’années, Rabat, alors connue de l’Europe sous le nom de Salé-le-Neuf, fut le siège d'une petite république maritime, la République du Bou Regreg, jusqu’à l’avènement des Alaouites qui s’emparèrent de l’estuaire en 1666. Sa principale activité était, alors, la course en mer contre les Chrétiens qui lui procurait la totalité de ses ressources et Salé-le-Neuf devint le premier port du Maroc.

Le théâtre national Mohammed-V est l’une des plus grandes institutions culturelles de Rabat, mais le coût de son fonctionnement dépasse les possibilités des compagnies existantes au Maroc et l’amphithéâtre reste souvent fermé. La majeure partie des spectacles y sont co-organisés avec les Instituts culturels européens.

Les galeries officielles : Bâb Er-Rouah, Bab El-Kébir aux Oudayas et Mohamed El-Fassi.

Les espaces culturels indépendants : l’appartement 22[2] est dédié à la création contemporaine, marocaine et internationale. Ce lieu, fondé par le critique d’art Abdellah Karroum depuis 2002, est devenu une résidence d’artistes qui fonctionne de manière coopérative depuis 2004.

Des grands projets culturels sont lancés dans les années 2000, notamment celui de la Bibliothèque publique, du musée des Arts contemporains et de l’Institut supérieur de la musique et de la danse.

En 2006, la Fondation ONA inaugure à Rabat son second lieu culturel, la Villa des Arts.

Protégeant les faces sud et ouest de la ville, une enceinte importante fut construite par les Almohades à la fin du XIIe siècle. Elle est composée de deux longues murailles rectilignes, se coupant à angle aigu, d’une longueur totale de plus de cinq kilomètres, d’une épaisseur de plus de deux mètres et d’une hauteur moyenne d'environ huit mètres.

Ainsi fut enfermée une superficie de près de quatre cent vingt hectares, englobant le plateau supérieur qui domine aujourd’hui le Chella, pour assurer, en cas d’attaque, la sécurité des parties basses de la ville. Le rempart ouest était percé de quatre portes, à intervalles assez réguliers – Bab el Alou, Bab el Had, Bab er-Rouah, la quatrième étant incluse dans l’actuel Palais Royal. Le rempart sud n'en comportait qu’une seule, Bab Zaër. Comme la plupart des murailles édifiées par les almohades, cette enceinte construite en béton d'une grande solidité, riche en chaux grasse, a admirablement résisté. Régulièrement flanquée de tours carrées, sa courtine est couronnée d'un chemin de ronde, bordé à l’extérieur d’un parapet aux merlons coiffés de pyramidions.

Bab Er-Rouah, chef-d’œuvre d’esthétique monumentale en pierre, déploie, tout comme la porte de la Kasbah, un décor d’entrelacs autour de l’ouverture en forme d’arc outrepassé inscrit dans un encadrement rectangulaire. Comme à Bab Agnaou à Marrakech, de grands arcs reprennent, en l’élargissant, le mouvement de l’arc même de la porte, l’entourant d’une auréole sinueuse aux pointes aiguës, surmontée d’une large frise à inscription coufique. Au début du XVIIe siècle, les réfugiés musulmans chassés d’Andalousie s’installent dans la Kasbah, dans une partie d’une centaine d’hectares à l’intérieur de l’enceinte almohade, qu’ils délimitent par l’édification d’une nouvelle muraille. Partant à proximité de Bab el Had, cette dernière relie la courtine du XIIe siècle à la falaise dominant le Bouregreg, au Borj Sidi Makhlouf. Rectiligne et flanquée de tours barlongues, la muraille andalouse qui s’étendait sur plus de 1 400 mètres, était haute en moyenne de 5 mètres et large de plus d’1,5 mètre. Elle était percée de trois portes : Bab et-Then (qui est aujourd'hui abattue ; elle était située près de l’actuel marché municipal), Bab el Bouoiiiba et Bab Chella. Par, ailleurs, au début du XIXe siècle, un nouveau rempart extérieur, d’une longueur totale de 4 300 mètres fut édifié.

Il prolongeait au sud l'enceinte almohade et la doublait à l’ouest jusqu'à l’océan Atlantique, enfermant ainsi une superficie totale de plus de 840 hectares. Cette dernière fortification avait une hauteur moyenne de 4 mètres et une épaisseur légèrement inférieure à 1 mètre. Quatre portes au total y étaient percées : Bab el Qebibât, Bab Témara, Bab Marrakech et Bab el Msalla. Ce rempart alaouite a été détruit en grande partie pour faciliter l’aménagement de la ville européenne durant le Protectorat. À partir des principales portes de la Médina, partaient les routes reliant, notamment, Rabat à Casablanca et à Marrakech.

Aux abords de l'enceinte almohade se tenaient des marchés hebdomadaires, tel celui de Souq el Had, à proximité de la porte du même nom. Par ailleurs, entre l'enceinte Alaouite et la muraille Almohade étaient situés, au sud, l'Aguedal, relié au Palais Royal et, au nord, des jardins d'orangers dont les fruits, très prisés pour leur qualité, étaient exportés en Europe comme en attestent de nombreux documents d'archives[3].

Rabat offre aujourd'hui une palette de quartiers socialement très différenciés qui se répartissent de façon rayonnante en éventail. D'abord, l'Oudaya et la Médina, comme axe central à la rencontre du Bou regreg et de l'océan Atlantique. À l'ouest, un étirement de quartiers de classes moyennes et populaires borde le littoral, tels que L'Océan, Akkari, Yacoub El Mansour, Massira et Fath ; cette première bande d'habitats dense se rapprochant fortement de Témara (qui reste séparée de Rabat par une ceinture verte). Un second ensemble de quartiers modestes borde l'oued Bouregreg dans un site assez confortable : Youssoufia, Takadoum et Hay Nahda. Entre ces deux rayons de quartiers populaires ou de classes moyennes s'intercale pourtant une vaste diagonale de quartiers aisés tels que Les Orangers, Agdal ou Hay Riad voire très riche, à l'habitat luxueux comme en démontre les quartiers Souissi et Ambassadeurs. Ce dernier est d'ailleurs le lieu de prédilection des résidences diplomatiques. Cette urbanisation en vastes plans, aérée, souvent boisée, éloignée des brumes de l'Océan, contraste vivement avec les îlots plus resserrées et denses qui l'encadrent. Deux projets de taille pharaonique sont en train de changer le visage de cette ville : le projet Amwaj (Vagues) qui est l'aménagement de l'embouchure du Bou Regreg sur ses deux rives (marinas, hôtels, Résidences de luxe de style arabo-andalou) ; et le projet Sephira, qui est l'aménagement de la corniche du littoral atlantique (Marinas, hôtels, théâtre, complexe sportif, Résidences de luxe au style contemporain).


meknés


La ville de Meknès est un sous étage méditerranéen, subissant les influences continentales pendant les saisons d’été et d’hiver. Cependant la diversité géographique de la région fait que chacune de ses zones naturelles présente des nuances climatiques particulières.

Le régime thermique de Meknès est marqué par l’éloignement des côtes, d’où une importante amplitude thermique extrême atteignant 25,4°. La température du mois le plus chaud varie entre 18° et 36°, et celle du mois le plus froid varie entre 2° et 7°.

Généralement, les températures varient de la manière suivante :

- De janvier en avril : La hausse mensuelle de la température est progressive et régulière. Elle est de l’ordre de 1° à 2°/ mois.

- D’avril en août : Une hausse mensuelle est de l’ordre de 3° à 5°. La température maximale moyenne mensuelle est atteinte au mois août, soit 35,6°.

- D’août à décembre : une baisse de l’ordre de 2° à 5° par mois. La répartition des pluies au cours de l’année se caractérise par de fortes pluies en automne, une très légère baisse en hiver avec un maximum relatif au début du printemps.

- L’été étant généralement sec. La période de pluie la plus importante s’étale d’octobre en mai, avec 9 à 14 jours de pluie par mois.

- La moyenne annuelle de pluie est estimée 84 jours.

- La pluviométrie moyenne dans la banlieue de Meknès atteint 576 mm/an.

Source: La monographie de la DPA de Meknès

Histoire [modifier]

L'histoire de Meknès semble remonter à la création d'une bourgade rurale non fortifiée au VIIIe siècle. L'installation au IXe siècle d'une tribu berbère, les Meknassa, qui établissent leur campement au nord de l'oued Boufekrane, donne son nom à la ville.

Les Almoravides en font un site militaire au XIe siècle. Les Almohades détruisirent la cité, coupable de résistance, pour en construire une plus grande et plus charmante avec des mosquées et puissantes fortifications. Lorsqu'ils s'en emparèrent, les Mérinides construisirent des médersas, des casbahs et des mosquées au début du XIVe siècle. Sous les Wattassides, elle constituait une ville prospère.

Au XVIIIe siècle, Meknès est devenue la capitale administrative du Maroc, sous le règne de Moulay Ismail le sultan alaouite, qui a fait la gloire de la ville. Il construisait des édifices, des jardins, des portes monumentales, des remparts; des gigantesques murailles d'une longueur qui dépassent les 40 kilomètres, et de nombreuses mosquées ayant de beaux minarets. Pour cette raison, la ville de Meknès est appelée : "La ville aux cent minarets". Pendant la présence française au Maroc (1912-1956), la ville de Meknès portait d'autres surnoms :

"Versailles du Maroc", "le petit Paris" ce qui prouve la gloire de cette belle ville.

Monuments et centres d'intérêt [modifier]

Sites touristiques à caractère religieux [modifier]

  • Mausolée Moulay Ismaïl : édifié par Ahmed Eddahbi, ouvert au non musulmans. Abrite le tombeau de Moulay Ismaïl
  • Mosquée Néjjarine : mosquée du Xe siècle. Elle est située au centre de la médina
  • La grande mosquée : Fondée au XIe siècle par les Almoravides. Elle compte 11 portes et 143 arcades
  • Mosquée Jamaï Roua: Construite en 1790 par Sidi Mohamed ben Abdellah
  • Mausolée Cheikh El kamel: Édifié par Sidi Mohamed ben Abdellah, Il abrite le tombeau d’El hadi Benaïssa, fondateur de la confrérie "Aïssaoua"

Musées et Medersas [modifier]

  • Musée Dar Jamaï : lieu qui témoigne la haute bourgeoisie marocaine. À la fin du XIXe siècle. l est aménagé en musée d’arts marocains et ethnographiques depuis 1926.
  • Medersa Bouanania: Institution théologie, fondée par le sultan Abou Hassan Marini (1331 – 1351). Elle comporte un patio et un étage contenant 26 chambres de TOLBAS (étudiants)
  • Medersa Filalia : édifice historique à caractère éducatif et religieux. Édifié en 1789 par Moulay Ismaïl.

Monuments historiques [modifier]

  • Koubat Al Khayatine (salle des ambassadeurs) : pavillon au sein duquel le sultan Moulay Ismaïl recevait les ambassadeurs et les émissaires étrangers
  • Bab Lakhmis: grande porte richement décorée du XVIIe siècle.
  • Bab Berdaïne: porte majestueuse édifiée par Moulay Ismaïl au XVIIe siècle.
  • Fandouk El Hanna : complexe culturel. Propriété des Habous.
  • Ksar Mansour : Palais et grenier. Domaine public.
  • Le Haras : Créé en 1914 en tant qu’établissement de remonte militaire. En 1947, il devient un centre d’élevage chevalin.
  • Grenier et écuries : gigantesque ensemble architectural édifié par Moulay Ismaïl. Il est réservé au stockage des vivres.
  • Bassin Agdal : grand bassin d’accumulation d’eau de 319m de long et 149m de large. Sa profondeur dépasse les 2m. Il est édifié par Moulay Ismaïl pour irriguer les jardins de Meknès et constitue une réserve d’eau pour la médina.
  • Prison de CARA : La prison (Silo souterrain) porte le nom de CARA : architecte, prisonnier portugais.

Les monuments historiques les plus célèbres [modifier]

  • Le palais Dar El Makhzen: Situé dans la commune urbaine El Mechouar Stinia. Il est longé par un couloir de 2 km formé de deux impressionnantes murailles. C’était le palais officiel de Moulay Ismaïl.
  • Bab Mansour: Est l’une des plus belles œuvres de Moulay Ismaïl. Achevée en 1732. Les proportions de cette porte sont majestueuses. Par son arche, vous arrivez aux somptueuses constructions de la ville impériale. La porte Bab Mansour est la plus imposante du Maroc voire de l’Afrique du Nord.
  • Jardin Lahboul: Situé en Médina dans la commune urbaine Al ismaïlia. Il contient un zoo et un théâtre en plein air. Le jardin pourrait être exploité en matière d’animation et de loisir.
  • Golf Royal: Fait partie de la commune urbaine El Mechouar Stinia. Il est aménagé en parcours de Golf en 1971. Il est situé dans l’enceinte des murailles de Moulay Ismaïl… Il comprend neuf (9) trous. C’est l’unique golf au monde qui se ferme à clé. Le sport peut être pratiqué en nocturne.

Source d’information : La monographie touristique de ’’ Meknès Tafilalet ’’ (DRTM/2001)

À proximité de la ville se trouvent les ruines de Volubilis, principale cité de l'ouest de la province romaine de Maurétanie Tingitane.

Cinémas [modifier]

  • Cinéma Caméra, à Hamria
  • Cinéma ABC, à Hamria
  • Cinéma Dawliz, à Hamria
  • Cinéma Rif, à Mellah
  • Cinéma Atlas, à Rwamzine
  • Cinéma Apolo, à Rwamzine

Les quartiers principaux de la ville [modifier]



Carte de la médina de Meknès
  • Elkasba
  • Riad
  • la medina
  • Sidi bouzekri
  • Zitoune
  • Roua
  • Touargua
  • Sbata (saramito)
  • Bni-Mhmmed
  • Agdal
  • Toulal
  • Al-Mansour
  • Ennasre
  • Marjane
  • Kamilia
  • Rouamzine
  • Berrima
  • Zerhounia
  • Hay al Salam
  • Wjeh Arouss
  • Hamria
  • Borj Moulay Omar (les anciens combattants)
  • La-Hacienda
  • El-bassatine
  • wislane
  • plaisance

Écoles et établissements d'enseignement supérieur [modifier]

La ville de Meknès abrite plusieurs écoles et établissements d'enseignement supérieur :

  • Université Moulay-Ismaïl
    • Faculté des sciences (quartier Zitoune)
    • Faculté des lettres et sciences humaines (quartier Zitoune)
    • Faculté des sciences juridiques économiques et sociales (quartier Toulal)
  • L’École nationale supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM), quartier Morjane
  • École Supérieur de Technologie de Meknes E.S.T.M, quartier Morjane
  • École Nationale d´Agriculture de Meknes
  • Académie royale militaire
  • Institut de formation des techniciens en architecture et urbanisme IFTAU.
  • Classes préparatoires aux grandes écoles d'ingénierie au lycée Omar Ibnou Al Khattab
  • Brevet de technicien supérieur au lycee moulay ismail

Jumelages [modifier]

L'accord de jumelage, signé en 2005 entre les deux agglomérations de Meknès et Nîmes, est sur la bonne voie:

En visite à Meknès du 9 au 12 décembre 2006 à la tête d'une importante délégation de la Mairie de Nîmes, M. Fournier a rappelé que l'accord de jumelage, signé en 2005 entre les deux agglomérations, est sur la bonne voie, faisant état de la mise en place d'un ensemble de programmes de partenariat dans les secteurs de l'agriculture.

Mettant en avant la beauté architecturale de la cité ismaïlienne, le maire de Nîmes a salué les efforts déployés pour l'aménagement des espaces verts, la restauration et la restructuration des bâtisses et des monuments historiques.

Il a, de même, mis l'accent sur l'importance du patrimoine historique de Nîmes et de Meknès et des projets en cours de réalisation entre les deux parties, notamment celui relatif à l'informatisation de l'administration communale locale, préconisant la consolidation de la coopération avec la Mairie de Nîmes pour tirer profit de son savoir-faire et de son expertise en matière des sciences d'information et de communication.

(Source: MAP)

salé

Salé : potiers de père en fils

Ils sont une centaine à faire de l’argile leur propre muse. A Salé, les potiers sont des artisans de père en fils, des protecteurs d’un patrimoine qui risque de se perdre. De nos jours, de moins en moins de jeunes sont disposés de mettre «la main à la pâte». Oulja. C’est ici où se dresse le Complexe artisanal de Salé. Ce lundi, le début d’après-midi annonce des températures en hausse. Pourtant, le parking est au complet comme presque tous les jours. Nombreux sont les Slaouis et les Rbatis qui bravent la chaleur pour découvrir ce que cachent ces petites échoppes nichées à l’intérieur du complexe. Vases, chandeliers, cendriers, tasses, assiettes, tagines et autres pièces sont exposés sur des étagères au milieu et tout autour des murs de cette boutique N° 9 : «Poterie Al Attar».

Difficile de résister, les curieux, qui comptaient juste jeter un coup d’œil, restent des heures à contempler les œuvres artisanales aux formats et aux couleurs aussi divers que nombreux. A droite de cette boutique, se trouve une porte qui donne sur l’atelier de confection. Silence absolu, la créativité a besoin de concentration, mais aussi de beaucoup de doigté. Ali Al Attar, propriétaire du local, est assis sur un petit tabouret en bois, près de la porte. Les rayons du soleil lui servent de projecteur naturel pour vérifier la teneur des couleurs et l’esthétique. Devant lui, une palette et de petites tasses fraîchement décorées. Ali trempe son pinceau dans un récipient et poursuit la décoration d’une assiette. «C’est un service à café que je termine en ce moment», explique-t-il tout doucement. Quelques minutes plus tard, il s’arrête pour admirer le résultat : «C’est bon ! Vous savez, les dessins que nous réalisons sont très différents des autres potiers comme ceux de Safi. A Salé, ce sont des lignes fines en forme de la Khoulala ou de feuilles d’arbres que nous avons l’habitude de reproduire. Notre poterie est reconnaissable par le fait qu’elle est moins chargée.» Ali Al Attar est potier depuis trente ans. Aujourd’hui, la cinquantaine bien portante, il ne lui arrive jamais de regretter d’avoir suivi les traces de son père. «J’avais une grande curiosité pour la poterie, parce que mon père était l’un des artisans slaouis les plus méticuleux. Il m’a tout appris au point que je suis devenu un véritable passionné de la poterie», raconte-t-il. Si Ali se montre aussi enthousiaste en parlant de son travail, il l’est moins lorsqu’il prend le temps de réfléchir à l’avenir. Il confie qu’il est peu probable que ses enfants empruntent son chemin. « Non, non! Mes enfants n’y pensent même pas. La poterie pour eux, c’est un labeur et rien de plus. Ils ont d’autres préoccupations comme l’informatique, par exemple», reconnaît-il. Dans cet atelier, tous les artisans ont la quarantaine ou la cinquantaine. Peu de jeunes sont là sauf pour assister momentanément un Maâllem qui confectionne une pièce sur son tour. Abdellah Tamakracht a l’air suspendu sur cet appareil en bois que les artisans appellent «Al Maoûne ». C’est le tour que ne cesse de faire pivoter Abdellah à l’aide de ses pieds. Une fois la pâte d’argile sur le tour du Maâllem, ce dernier entame un mouvement circulaire. Au moyen d’une éponge imbibée d’eau, d’une mesure en bois et surtout d’un grand doigté, l’argile se soumet aux désirs de son maître pour prendre la forme qu’il veut. «Je peux confectionner tout type de pièces, il n’y a pas de spécialité. Tout dépend plutôt de la commande qu’on reçoit. Et bien sûr, les grandes pièces demandent beaucoup plus de temps et d’énergie», explique Abdellah qui exerce de ce métier depuis vingt ans. Au fur et à mesure que le plat en argile prend forme, le jeune assistant veille à ce que le Maâllem n’ait besoin de rien et travaille la pâte d’argile qui servira à confectionner d’autres pièces. C’est un peu plus loin, en plein air, que l’argile est entreposée. Elle est d’abord soumise à un processus de filtration avant de devenir une pâte. Tout commence par de grosses pierres d’argile dites de type bleu, noir et jaune qui sont mises dans un bassin rempli d’eau. Elles y fondent, puis vient le travail du filtrage et du tamisage dont s’occupent en majorité les jeunes assistants. L’argile qui en résulte est alors séchée sous le soleil. «Toutes ces étapes, on les suspend lorsqu’il pleut. Nous avons alors recours aux stocks d’argile pendant l’hiver. Cela me rappelle la fable de la Cigale et de la fourmi», ajoute le propriétaire. Pour les potiers, le travail dure donc toute l’année, six jours sur sept, sauf le mois du congé annuel. Abdellah a terminé le plat en argile qu’il vient de décoller du tour en utilisant un fil. Chaque jour, de 20 à 30 pièces sont fabriquées ainsi. Elles passent, ensuite, chez un autre artisan qui devra, lui, réaliser leur partie inférieure avant de les envoyer vers l’artisan qui les mettra au four. «Il faudra attendre neuf heures avant de sortir ces pièces», explique Ahmed Masoûdi, chargé de veiller sur le bon déroulement de la cuisson. La poterie est tout un travail de chaîne dont les maillons doivent tous partager cet amour pour le métier. Abdellah, originaire de la région de Marrakech est tout aussi passionné que Ali, le Slaoui, mais il avoue tout de même ne pas vouloir que ses enfants deviennent eux aussi potiers. « Les potiers ne vivent pas tous dans de bonnes conditions. Si dans cet atelier, nous avons la sécurité sociale, dans d’autres, il n’y a rien et les artisans n’ont pas le droit de tomber malade», s’indigne-t-il. Payés entre 60 et 100 DH par jour, les potiers ne sont pas tous satisfaits de leurs conditions. Légime : ne pas travailler ne serait-ce qu’une journée, équivaut à ne rien avoir pour manger. Terrible fatalité qui conduit plusieurs comme Abdellah à ne pas souhaiter à leurs enfants de connaître cette vie de misère où de nombreux artisans vivent en silence. Les propriétaires s’en défendent arguant une demande vascillante et de grosses dépenses que nécessite l’entreprise. Al Attar et d’autres comme lui au complexe de l’Oulja prouvent que ce ne sont là que de fausses allégations. Al Attar est même l’un des rares propriétaires à avoir mis en place un four à gaz afin d’éviter la pollution qu’entraînent les fours traditionnels d’où sortent des fumées asphyxiantes. «Le four m’a coûté 8 millions de centimes que j’ai empruntés à mes amis et mes proches. L’Etat ne nous aide pas même par des crédits, par exemple», tient-il à souligner. Pour aller de l’avant, des sacrifices sont consentis de part et d’autre. Et même si les potiers manquent parfois de pot, leur passion pour l’argile ne s’amenuise jamais, car elle est éternelle. Le 13-10-2006 Par : Leïla Hallaoui aujourd'uit maroc

حملة نظافة لإنقاذ شاطئ مدينة سلا المغربية


الرباط: «الشرق الأوسط»
انتبه المسؤولون المغاربة الى ضرورة إنقاذ مدينة سلا المجاورة للعاصمة الرباط من الثلوث البيئي الذي قضى على وجهها الثقافي الممتد الى ازمنة تاريخية، وحوّلها من مدينة حافلة بآثار اسوارها الشامخة، ومساكنها التقليدية الكبيرة، المزخرفة بالجبس والنقش الخشبي، ومدارسها العتيقة الدالة على تخرج علماء افذاذ (والمكتبة التي تركها العالم محمد الصبيحي لخير دليل على ما يقال)، ونهرها ابي رقراق الذي يفصلها عن العاصمة الرباط كخيط فضي يشكل نمطا فريدا في تقاطع مع مياه البحر، الى مدينة مسكونة بالعشوائية في البناء المعماري، مدن صفيح تقابلها عمارات عصرية، ودور مشيدة على شكل فيلات تقابلها دور سكنية هامشية، واشياء اخرى تبرز «القصف الانساني» الذي نخر المدينة.

ولتجاوز معضلة منع سكان المدينة من الاصطياف والسباحة في بحر سلا في عز الصيف، اطلق المسؤولون المغاربة حملة لتنظيف الشاطئ عنذ عام 1999، في افق احداث «مدينة بيئية»، وكلفت الأوراش التي تتوخى تنقية الرمال من ذرات التلوث البيئي المرئية وغير المشاهدة بالعين المجردة واعادة تصفية ماء البحر والحفاظ على جودة الخدمات بتوفير المرافق الصحية والترفيهية والامنية وتصفية مياه الصرف الصحي، ما يقارب المليار ونصف المليار درهم .

وقعت مؤسسة محمد الخامس للبيئة ومقاطعة (محافظة) مدينة سلا وشركة ريضال واونيكس المغرب اتفاقية جديدة عام 2004 بكلفة مليون درهم.

وترمي الاتفاقية، حسب ادريس السنتيسي عمدة مدينة سلا، الى العمل الجاد في افق الحصول على علامة «الرواق الازرق» الدولية التي تضم ما يقارب 14 معيارا. واعلن السنتيسي ان جميع الشركات، تترقب ان يصنف شاطئ سلا عام 2007 بالعلامة السالفة الذكر على اساس مواصلة الاوراش المسطرة في البرنامج.

واعتبر عمدة المدينة حصول الشاطئ الذي يدخل ضمن مجال المنطقة التي يترأسها بمثابة ضخ شرايين جديدة لعودة السباحة من جديد ولتمكين سكان المدينة من الاستفادة من مياه البحر ومرافقه، بل لدفع السياح المغاربة بالعودة الى المدينة من جديد كما كان الشأن في السبعينيات كقطب سياحي داخلي .

وأعلن غيوم جيل المدير العام لشركة «ريضال» للماء والكهرباء عن مواصلة شركته للاوراش المسطرة كتطهير وادي ابي رقراق من التلوث ومدينة سلا برمتها، معربا عن اعتزازه بحصول شاطئ سلا عام 2003 على الجائزة الاولى لأحسن شاطئ نظيف من لدن مؤسسة محمد السادس للبيئة.

واضاف غيوم ان الشركة لها تصور جديد في علاج نفايات المدينة بطريقة جد عصرية تراعي معايير الجودة البيئية في التخلص من النفايات بجميع اصنافها .

ولتحسيس المواطنين بأهمية البيئة، أكد غيوم ادماج الاطفال المغاربة في عملية الحملة التي اطلقت من لدن المسؤولين وتتجلى في احداث «قرية بيئية» صغيرة تستقبل 1250 طفلا بتعاون بين محافظة سلا والجمعية المغربية لحماية الاطفال في ظروف صعبة ومؤسسة «الشرق والغرب» المهتمة بالتقارب الثقافي، ويوجد مقرها بالعاصمة الرباط، والتي سيستفيد الاطفال من خزانتها للقيام بأعمال ذات طابع بيئي كالكتابة والمسرح والفن التشكيلي

tange 3arosat chamal


Tanger (en arabe طنچة, Tanja, en gréco-romain "Tinjis"), est une ville du nord du Maroc situé à la pointe Ouest du Rif. Le nom en arabe Tanja porte une anedocte locale bien particulière. C'était au temps des découvertes lorsque des marins voyageaient dans la brume. Un des marins remarqua que le vent amenait du sable et s'écria Tanja qui en arabe veut dire "le sable est venu". Chef-lieu de wilaya, peuplée de près d'un million d'habitants, elle est la 4e ville du royaume, sa capitale d'été et sa principale porte sur l'Europe. Les 14 kilomètres du détroit de Gibraltar séparent ici les deux continents qu'Hercule, dit la mythologie, détacha l'un de l'autre. La ville est candidate pour organiser l'Exposition




Tanger est située dans la baie du même nom, ouverte sur l'extrémité occidentale du détroit de Gibraltar, à environ 15 kilomètres des côtes espagnoles. D'abord établie sur la colline de la kasbah, la ville s'est progressivement étendue sur les massifs la bordant à l'ouest en direction du cap Spartel (plateau du Marshan, Vieille Montagne) puis, au long de la plage, en direction du cap Malabata. En dépit de ces reliefs, son site ne présente pas de réseau hydrographique notable.

Le climat de Tanger connaît un régime méditerranéen tempéré par l'influence océanique et le souffle du chergui, présentant quatre saisons bien marquées : hiver doux et humide, été tiède et sec, intersaisons modérément pluvieuses.


Si l'on se fie à la mythologie berbère et grecque, la ville de Tanger aurait été fondée par le géant Antée, fils de Poséidon et de Gaia et devrait son nom à Tingis (ou Tinga), femme du fondateur. Antée trouvait sa force au contact de la terre, Hercule l'étouffa en le maintenant en l'air. Le tombeau d'Antée serait une colline proche de Tanger, le Charf. Malgré que les musulmans soient peu idôlatres sur de telles superstitions. Sa position géographique exceptionnelle, et stratégique, a fait pendant longtemps de Tanger un lieu de convoitise où se sont succédé plusieurs civilisations et cultures.

Après une présence phénicienne, dont il subsiste deux petites nécropoles, la ville fut réellement fondée au IVe siècle avant J.C., par les Carthaginois qui en firent un comptoir (Tingi). En 146 avant J.C., à la chute de Carthage, la ville est rattachée à la Maurétanie et devient une colonie romaine (Tingis) liée à la province d'Espagne. Tanger prend une telle importance, qu'elle devient, vers le IIIe siècle, la capitale de la Maurétanie Tingitane. Au Ve siècle, Tanger est occupée par les Vandales. Libérée sous le règne de Justinien, au début du VIe siècle, elle est rattachée à l'empire byzantin.

Le général Omeyyade Moussa Ibn Noussaïr s'intéresse à Tanger pour sa position stratégique et c'est de là qu'en 711, commencera la conquête de l'Espagne par les troupes de Tarik Ibn Ziad, à qui Gibraltar, entre autres, doit son nom (Djebel Tarik la montagne de Tarik). Pendant les cinq siècles qui suivent, les dynasties du Maroc, les Arabes d'Égypte, de Tunisie et d'Espagne se disputent la souveraineté de Tanger. Les Idrisides, maîtres de Volubilis, les Omeyyades d'Espagne, s'affrontent à son sujet pendant plus d'un siècle. Au milieu du Xe siècle, les Fatimides de Tunisie y étendent leur autorité. En 1075, les Almoravides en deviennent maîtres jusqu'en 1149 date à laquelle la ville passe aux Almohades. Elle s'inféode aux Hafsides de Tunis avant de devenir mérinide en 1274.

Après trois tentatives les Portugais s'en emparent en 1415 et le céde à l'Angleterre en 1661 comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d'Angleterre. A l'époque où Tanger était encore une ville portugaise, elle fût la capitale de l'Algarve d'Afrique, car n'oublions pas qu'il y avait deux Algarves à l'époque, une en Europe et une autre en Afrique. Dès 1679 Moulay Ismaïl (Empire Cherifien Alaouites) entreprend le siège de Tanger qui lui est abandonnée en 1684, sur décision de Charles II estimant son occupation par les troupes anglaises inutile et beaucoup trop coûteuse.

A la suite de l'aide apportée par le sultan Abderrahman à l'émir algérien Abd El-Kader, les Français lancent sur Tanger un raid de représailles dirigé par le prince de Joinville qui bombarde la ville en 1844 et démantèle les fortifications.

Article détaillé : Expédition du Maroc (1844).

Les rivalités européennes pour le contrôle de la ville, porte entrouverte sur le Maroc, démarrent en cette fin de XIXe siècle. La France, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne multiplient les missions diplomatiques et commerciales pour placer leurs pions mettant la ville au centre des rivalités internationales. En 1880, la convention de Madrid tente de définir les relations entre les grandes puissances au sujet du Maroc. Poussé par le chancelier Bulow qui entend rappeler de façon, sensationnelle, que l'Allemagne ne se laissera pas mettre à l'écart et que la France ne peut modifier l'état politique du Maroc sans l'autorisation d'une nouvelle Conférence internationale, Guillaume Il débarque le 31 mars 1905 du Yacht impérial Hohenzollern à Tanger pour quelques heures et dénonce, après un entretien avec l'oncle du sultan, les visées françaises et espagnoles sur le Maroc, ce qui provoque une crise diplomatique. En 1906, la conférence d'Algésiras redéfinit les positions de chacun en Afrique reconnaissant l'indépendance du sultan et affirmant l'égalité des signataires dans le domaine économique. En 1923 les négociations aboutirent à en faire une zone internationale affranchie de droits de douanes. Le 24 juillet 1925, le statut définitif de Tanger est signé par le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, la Hollande, les États-Unis, le Portugal, l’Union soviétique et la France, auxquels se joindra l’Italie un peu plus tard.

La ville possède désormais son autonomie financière. On la dote d'une administration internationale, en particulier d'une assemblée législative, composée de trente fonctionnaires internationaux désignés par leurs consuls respectifs et de neuf marocains. L'époque du "Statut international" est celle du plus grand rayonnement international de Tanger, tant dans le domaine culturel que dans celui des affaires, favorisé par les facilités offertes à la contrebande, à l'espionnage et à la contrefaçon.

En juin 1940, après la défaite française, les troupes nationalistes espagnoles occupent Tanger et permettent, en mars 1941, l'installation du consulat allemand à la mendoubia (résidence du Mendoub) où flotte le drapeau nazi. En mars 1944, l'Espagne fait partir le consulat allemand de la mendoubia avant de retirer, le 9 octobre 1945, ses troupes de Tanger qui retrouvera son statut international. Entre 1939 et 1950, Tanger a vu sa population tripler et atteindre plus de 150 000 habitants.

Le 10 avril 1947, le sultan Mohammed V, accompagné du prince héritier Moulay Hassan (futur Hassan II), prononce à Tanger le premier discours qui fait référence à un Maroc unifié et indépendant rattaché à la nation arabe. En 1956, avec l'indépendance du Maroc, la conférence de Fedala (8 au 29 octobre) rend Tanger au Maroc. Une charte royale maintient la liberté de change et de commerce jusqu’en 1960, année où le gouvernement marocain abolit les avantages fiscaux et Tanger se retrouve avec un statut identique à celui des autres villes du royaume. Afin d'éviter une fuite importante des capitaux, le port de Tanger est doté d'une zone franche.

Le retour à la souveraineté marocaine voit le déclin progressif de l'influence politique et culturelle de Tanger. Néanmoins, après plusieurs années d'abandon de la part du gouvernement central, la ville de Tanger connaît depuis une dizaine d'années un développement spectaculaire, dont il est cependant à craindre qu'il ne dénature profondément son paysage urbain, et profite davantage aux intérêts des compagnies off-shore qu'à ceux des populations de la région.


fes

Fés

fès ou Fez ( فـاس en arabe, פאס en hébreu) est la troisième plus grande ville du Maroc, après Casablanca et Rabat avec une population de 1,368,000 d'habitants. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat). La médina (vieille ville), un exemple modèle d'une ville orientale, est placée sous la protection de l'UNESCO[1]; elle est inchangée depuis le XIIe siècle. Le bleu profond de ses céramiques est un des symboles caractéristiques de Fès. Elle possède la plus grande médina du monde. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad, Cordoue, Grenade...

Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe : فأس [fa's], pioche) à l'emplacement des premières fondations.

Fès ne se livre pas facilement. Pour y accéder, il faut rentrer par la grande porte, à la fois visible et voilée, du sacré. Car Fès est un sanctuaire. C'est ainsi d'ailleurs que les soufis, ces initiés de l'islam, l'ont toujours appelée: la Zaouïa. Le voyageur qui venait de loin savait qu'en arrivant aux portes de la ville, c'est à son fondateur et à son saint patron lui-même qu'il demandait l'hospitalité. Pour lui, Fès est la ville de Moulay Idriss.

Beaucoup de Fassis connaissent encore par cœur ce que les chroniqueurs rapportent comme étant les paroles, lors de la prière inaugurale, du saint : « Ô Dieu, Tu sais que je n'ai pas construit cette ville par vanité, par désir de renommée ou par orgueil. Mais je voudrais que tu y sois adoré, que Ton Livre y soit Lu et Ta Loi appliquée tant que durera le monde. Ô Dieu, guide vers le bien ceux qui y habitent et aide les à l'accomplir, voile à leurs yeux l'épée de l'anarchie et de la dissidence… »

Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était devenue un centre de rencontres et d'échanges. On rapporte que Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac), Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres arabe en Europe. Maïmonide, médecin et philosophe juif, y vécut également quelques années durant lesquelles il enseigna à la Quaraouiyine. L'œuvre de ce philosophe est une merveilleuse illustration de cette symbiose de la culture judéo-islamique qui avait prévalu en Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès.